Ce jeu, qui fait partie de la gamme Familybul de chez Oxybul, était sous le sapin à Noël et il a trouvé sa place dans notre nouvelle étagère thématique sur le thème « Vie de château ». Vous me direz qu’il est rare de voir des dragons dans des châteaux et c’est tout à fait juste. Mais qui dit chevalier, dit dragon ! (Et en plus, je savais que cela ferait plaisir à mes puces !).

Alors voici ce que vous devez savoir sur ce jeu que nous apprécions, mais qui a tout de même quelques défauts (et oui ! On ne peut pas toujours avoir des commentaires positifs sur tout).

Le matériel

Le but du jeu

Faire passer le trésor de l’autre côté du pont, alors que le dragon menace de faire tomber les chevaliers et de récupérer les pépites.

Déroulement du jeu

« Le pont du dragon » est un jeu coopératif.

Chacun leur tour, les joueurs lancent deux dés. Le premier indique de combien de « cases » le chevalier peut se déplacer, le second indique où placer le dragon. Le chevalier porte automatiquement une pépite. Une fois que le chevalier a été déplacé et que le dragon est sur la couleur indiquée par le dé, le joueur l’actionne en appuyant sur sa poignée.

Si les pépites tombent du pont, le dragon les récupère. Si le chevalier traverse le pont, il pose la pépite de l’autre côté. Dans les deux cas, le chevalier repart ensuite du début avec une nouvelle pépite.

Une fois que toutes les pépites sont jouées, si les chevaliers en ont récupérées plus que le dragon, c’est gagné. Si le dragon en a plus, c’est perdu !

Petites particularités :

  • il est possible de jouer plusieurs chevaliers avec un seul lancer de dés. Dans ce cas on répartit le nombre de cases entre les chevaliers. Par exemple, si le dé indique 3, le joueur peut avancer un chevalier de deux cases et l’autre d’une case.
  • si le dé « couleur » indique la tête de dragon, le dragon n’est pas actionné pour cette fois. Il est également possible, à ce moment là, de récupérer une pépite et de la poser sur un chevalier déjà sur le pont (chaque chevalier peut posséder deux pépites maximum). S’il choisit de récupérer une pépite, le joueur ne peut pas avancer de chevalier.
  • pour appartenir au dragon, une pépite doit tomber du pont. Si elle tombe de la main du chevalier mais qu’elle est toujours sur le pont, on la replace alors sur le chevalier.

Ce jeu peut également se jouer sans coopération mais avec des joueurs adversaires. Dans ce cas, chaque joueur prend un chevalier et chacun récupère les pépites que son chevalier a fait traverser. A la fin, celui qui a le plus de pépites gagne.

Notre avis

Mes puces ont tout de suite été attirées par le fait qu’il y ait un dragon et des chevaliers dans ce jeu. De mon côté, c’est plutôt le principe du jeu qui me donnait envie de le tester, car je le trouve très original et interactif pour les petits. Quant au design du jeu, il est vraiment superbe. C’est un jeu en bois d’une très belle qualité, avec des couleurs vives qui plaisent vraiment à toute la famille.

Le fait de devoir actionner soi-même le dragon est vraiment le gros point fort du jeu. Ce n’est pas un simple jeu de plateau, où le joueur ne doit que bouger un pion de case en case. Ici, il y a plein de petites actions (poser les pépites, faire bouger les chevaliers, actionner le dragon) qui le rendent vraiment ludique pour les enfants.

Cependant, ce jeu a également pas mal de défauts. Dans un premier temps, la notice n’est pas très claire. Il faut vraiment être bien concentré pour tout comprendre du premier coup. Avec les chatons à côté qui étaient très impatientes de pouvoir jouer, il m’a fallu plusieurs lectures pour bien assimiler le déroulement. Ceci dit, en écrivant cet article je me suis bien rendue compte qu’il n’était vraiment pas simple à expliquer.

Ensuite, on se rend rapidement compte qu’il n’est pas évident de faire tenir les pépites sur les chevaliers. Il est difficile de les poser et à chaque mouvement, il faut être particulièrement délicat pour que la pépite ne tombe pas. Je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que la délicatesse n’est pas vraiment la qualité principale d’un enfant de 4 ans. La solution est alors de retirer la pépite au moment de faire bouger le chevalier et de la remettre avant d’actionner le dragon.

Enfin, pour les adultes, il ne faut pas appuyer trop violemment sur le dragon, sinon les pépites tombent à tous les coups. Mais après quelques tests, on trouve facilement la force à utiliser pour que le hasard décide du sort de notre pépite et qu’elle tombe sur le pont ou à côté. Quand à mes puces, elles appuient souvent très doucement donc si le dragon n’est pas placé juste sous le chevalier, la pépite ne tombe pas. Cela équilibre donc bien les choses.

Malgré beaucoup de points très positifs, il y a donc quelques progrès à faire sur la conception de ce jeu. Il reste cependant très apprécié à la maison où il est régulièrement sorti. Nous ne faisons jamais plus d’une ou deux parties mais les chatons l’utilisent ensuite comme jeu d’imagination, en inventant des histoires avec les chevaliers et le dragon. Et elles y passent de longs moments. Je ne regrette donc pas que le Père-Noël l’ait apporté !